jeudi 24 novembre 2011

Jour 77 : De bout en bout M. aura choisi ...

J'ai tout essayé pour le revoir parce qu'il est curieux, intelligent, mignon, avec un corps de rêve. Mais ce que j'ai apprécié chez lui c'est cette capacité inouïe à comprendre les autres, il n'est pas donné à tout le monde de lire dans les autres dans un livre ouvert. Ce que j'ai aimé par dessus tout, sous cette carapace de plomb, c'est ce coté toujours hésitant dans ses relations avec les autres, au travail, dans la vie, au lit, jamais sur de lui se remettant en cause en permanence. J'ai essayé de le faire entrer dans mes codes, il n'y a jamais adhéré. C'est lui qui a choisi les films que nous avons regardé, les plats que nous avons mangé, nos programmes de journées communes , Il aura surtout choisi la manière de mettre fin à notre relation comme pour me prouver jusqu'au bout que c'est lui qui a raison. Si seulement c'était si simple... il le sait !

Même avec lui, la gentillesse ne paie pas. Son mépris a été sévère et renvoie à une facette de sa personnalité qu'il n'a que peu dévoilé avec moi : son succès en ligne, ses conquêtes multiples, la drogue, le sexe. J'aurai aimé en savoir plus sur ce coté sulfureux. Pour l'inviter à s'engager un peu plus, je lui ai déclaré plusieurs fois qu'il me plaîsait, que j'étais prêt à faire 5000km pour le voir. Pour toute réponse il m'envoie une énième réponse laconique ou il me propose de prendre un café. Je n'en bois pas et il le sait. Je tourne ainsi la page M. avec déception et tristesse.

Le véritable épilogue aura lieu le 3 décembre quand je récupérerai les quelques affaires laissées chez lui quand nous passions nos nuits ensemble. Je ne prévoirais rien. Je ne tenterai rien. De cette fin triste et amère qu'il a lui même composé, je lui laisserai la gloire funeste d'en jouer la dernière note.

mercredi 16 novembre 2011

Jour 70 : Le temps de la réflexion et de l'angoisse


Deux jours à attendre le plus petit signe de vie, deux jours ou rien ne se passe. Le temps de sa réflexion interminable et je n’en connais toujours pas l’échéance.

Chaque jour, chaque nuit mon esprit galope et je ne peux m’empêcher de l’imaginer dans les bras de tous ces garçons qui passent leurs temps à le solliciter pour une heure ou une nuit. Je dors mal, ça m’angoisse, je sens que la sentence est proche. Bien sur, je pourrai le relancer mais on ne presse pas son bourreau, surtout si celui va vous exécuter.

Il me plait, j’attendrai sa décision.

lundi 14 novembre 2011

Jour 68: l'attente du verdict

Voilà presque deux semaines que je n'ai rien publié, ce n'est pas l'inspiration qui manque, ma relation avec M. est compliquée et je ne voulais pas l’abîmer. Il vit à 500km de chez moi. Il est méfiant je pense ou peut être n'a t-il pas envie d'une énième relation. Il plait à tout le monde et il le sait.

Je lui propose de passer le weekend ensemble. Il n'a rien à faire, juste à dire "Oui". J'attend nerveusement sa réponse : s'il accepte c'est qu'il consens enfin à faire le pas que j'attendais tant, s'il refuse, je modérerai mes efforts et nul doute que notre relation s'arrêtera ici.

À ma question fatidique, il fait le choix de ne pas répondre : il lui faut du temps, j'ai besoin d'être rassuré, alors je guette le moindre petit geste qui montre que je lui plais. Il est plutôt avare en la matière. Quelque soit sa réponse je respecterai et je m'y plierai. Il est seul à décider pour les jours qui viennent, seul à décider pour nous deux.