
J’ai papoté longuement avec le chauffeur du taxi qui me conduisait vers JFK. Il était inquiet des commémorations du 11 septembre. Il m’a parlé de sa famille et du plaisir qu’il avait à vivre à New York. En l’écoutant, j’ai compris que moi aussi j’étais tombé amoureux de cette ville. Pas parce qu’elle est la plus grande ville du monde, pas parce qu’elle brille. Quand on vit à New York on s’en tape pas mal de Times square ou de la 5ème avenue. Je suis tombé amoureux de la diversité. Dans combien de ville du monde peut-on discuter avec un Latino hispanophone le matin dans l’ascenseur, aller déjeuner chez un nigérian à 13h, travailler avec un allemand, aller au NYSC avec un ami américain, passer récupérer une soupe chez le chinois de son quartier et sortir boire un verre dans un pub branché avec un ami britannique. J’ai adoré New York. J’ai adoré les New Yorkais.
Mon vol vient de se poser. La porte de l’avion s’ouvre, je prends une grande bouffée d’air frais de ce pays que j’aime tant, je suis content de rentrer pourtant j’ai les jambes qui tremblent, la tète lourde, les yeux fatigués. Je m’approche de la douanière. Elle examine ma photo de passeport avec attention et me lâche un « Oula vous étiez plus jeune, mais vous êtes toujours mignon, Bon retour en France Monsieur » . Je ne trouve pas la force de lui sourire. La fête est bel et bien finie.
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